Deuxième fois
Cette nuit j'ai encore fait ce rêve. Il me laissait. Il partait. Il me quittait. Et je ne réagissais pas.
Peut-être que s'il décidait de partir, c'est ce que je ferais : rien ! Je ne me bats même plus, je ne fais plus aucun effort pour essayer d'améliorer les choses. La dernière fois, je me suis tout repris en pleine face alors je laisse couler. Oui c'est bien ça, je laisse notre amour couler, se noyer.
J'en ai marre qu'il vienne et passe le WE sur sa voiture/à regarder la télé/à ronchonner, tout en m'empêchant de regarder la télé/parler de mon boulot/chanter/m'amuser.
Il est passé où le temps où je m'endormais sur lui devant un film romantique, qu'il trouvait ça mignon, qu'il me disait qu'il m'aimait, qu'il m'embrassait sans que je demande rien?
La perspective de passer trois jours avec lui ne m'enchante plus.
Pas un effort. Rien. Enfin si, pardon, vu qu'il en avait marre de la routine et tout, qu'il se lassait, il a organisé un dîner ... avec plein d'amis. Sinon rien. Pas un effort. Pour nous.
Je ne me bats plus. Je ne bouge plus. Je ne dis plus rien. Je me laisse mourir. Et notre couple aussi. Et ça ne me fais presque rien. Un peu mal à la gorge. Quelques larmes. Mais pas un mouvement. Je ne bouge plus.
Je m'ennuie. Je me lasse. Je m'ennuie avec toi.
Ces mots que quelques mois plutôt j'aurais pu lui jeter au visage, c'est lui qui me les envoyer en pleine face. Bizarrement sans doute parce que je le savais, que je m'y attendais, que je comprenais, ça ne m'a pas fait si mal que ça.
Je le savais que nous vivions une routine. On se voyait, on se posait devant la télé ou l'ordi et puis plus rien jusqu'à l'heure du repas ou du dodo. C'est pour ça que samedi dernier, j'ai débarqué à la sortie de son boulot pour l'emmener au resto. C'est pour ça qu'hier on est partis toute une journée à se promener, à faire du shopping. Mais non. Il ne s'en est pas rendu compte. Lui ce qu'il veut, c'est sortir, voir du monde.
J'aimerais bien oui. Mais comment? Alors que mes seules amies sont à des centaines de kilomètres? Et pourquoi moi?
Il jouait au martyr. Il voulait sans doute que je le plaigne, que je m'excuse. Non. Je ne pouvais pas. Ce n'était pas de ma faute. Ce n'est pas de ma faute. Alors je lu ai envoyé tout ce que j'avais sur le coeur. Je n'y peux rien si on vit une routine. Chaque fois que j'essaie de lui proposer quelque chose d'autre, il refuse. Il n'organise rien. Il ne prend aucune décision. Même pour savoir où on va manger, je suis obligée de décider. Il s'en fout. C'est ça : il s'en fout. De si on va manger maintenant, de où on va manger, de ce qu'on fait, des fringues que je pourrais acheter. Plus rien chez moi ne l'intéresse.
Je lui ai demandé pourquoi il était encore là s'il s'ennuie, que je l'énerve, qu'il n'a rien à me dire. Pourquoi il venait? Je ne l'ai pas forcé! Il m'a répondu que c'est parce qu'il m'aimait. J'ai eu envie de crier MENSONGE! Quand on aime quelqu'un on ne peut pas détester tout ce qui fait qu'il est ce qu'il est!
Oui je chante sans cesse, je parle beaucoup par peur du silence, oui j'aime bien sauter et crier comme une gosse, oui je pleure devant les films, j'aime les comédies romantiques, oui je regarde trop la télé, je me fais des films, j'aimerais vivre une grande passion, oui je réclame sans cesse des baisers mais c'est parce que ceux que je viens de recevoir ne me conviennent pas, mais tout ça fait que je suis moi. Comment peux-tu détester tout ça et m'aimer moi?
Je ne me reconnais plus. Je me contrôle. J'essaie de te faire plaisir. Je regarde un film plutôt que des tonnes de séries, je te laisse même décider du film et toi en plein milieu tu te barres pour aller sur l'ordi. Dès qu'on est rentré tu t'es posé devant la télé. Dès que j'ai eu le dos tourné tu as sorti l'ordi. Et ce serait à cause de moi tout ça???
Je ne demande pas grand chose. Juste quand je te tends la main, que tu la prennes et que tu la tiennes, pas juste la tenir mollement en croyant me faire plaisir. Juste que quand je te demande de t'allonger à côté de moi, tu t'allonge en me tournant le dos. Juste que quand je te demande un baiser, tu me le donne et pas ce simple bisou que tu me donne à contre-coeur. Je demande juste que si tu m'ime que tu me le montre.
J'en ai plus qu'assez de faire des efforts et de ne rien recevoir en retour. Juste une grande claque dans la gueule. Ca suffit! Fais quelque chose! Sinon j'irai voir ailleurs, voir quelqu'un qui me montre combien il m'aime et qui ne fais pas que balancer ces deux mots sans rien derrière!
L'indécision
Oh mon amour je n’ai aucun regret de partir
Non mais vraiment je n’ai pas le cœur à m’étendre
Sur de jolies choses passées en ta compagnie
Sur de jolies choses passées usées pour la vie
On n’a pas su recolorer le fond de l’écran
Notre histoire pauvre en couleurs a sombré dans le gris
Assombri mon cœur ne bat plus la cadence des jours heureux passés
En ta présence
Oh mon amour le temps ne suspend plus son vol
Atterré atterri abattu en plein vol non mais dis moi vraiment
A quoi l’on ressemble après toutes ces années à vivre ensemble
Oh mon amour je n’ai pas le courage de partir
Non mais vraiment je n’ai pas le cœur à entreprendre
De jolies choses et seul sans ta compagnie
De jolies choses passées se cognent à ma vie.
Je n’ai pas su effacer le fond de l’écran
Notre histoire pauvre en couleur semble indélébile
Assailli mon cœur ne bat plus la cadence
Des jours heureux passés en ta présence
Oh mon amour le temps ne suspend plus son vol
Atterré atterri abattu en plein vol non mais dis moi vraiment
A quoi l’on ressemble après toutes ces années à vivre ensemble
Encore et encore
Il est revenu, m'a dit qu'il m'aimait, qu'il était désolé, qu'il était fatigué.
Et tout allait mieux.
Puis il a recommencé à me remarquer à peine, à s'occuper juste un peu de moi, à se plaindre tout le temps. Et juste au moment où j'allais lui faire une remarque. Il se rattrappe, m'organise une soirée surprise comme je le veux.
Et là aujourd'hui ça recommence. Il arrive fatigué, me remarque à peine, me parle à peine, m'embrasse à peine, ne m'enlace pas. Il me raconte ses malheurs, il se plaint, il geint. Et là s'en est trop. Je le luis dis : il se plaint pour rien!
Il y un mois il se réjouissait de travailler un mois dans cet entreprise et aujourd'hui il se plaint de n'y travailler qu'un mois!!! Et moi alors??? Obligée de passer 12heures debout, à surveiller de la pelouse, à être payer à peine plus que le SMIC!!! C'est déjà bien de travailler un mois dans une entreprise qui vous paye le double du SMIC. Il l'a dit à sa soeur, qu'il était déçu??? Alors qu'elle n'a pas été prise du tout??? Non. C'est toujours à moi qu'il se plaint.
J'ai plus l'impression d'être sa copine. J'ai juste l'impression d'être l'épaule sur laquelle il peut pleurer. Je pourrais ne rien dire, juste acquiescer, ne pas bouger, il ne s'en rendrait pas compte. Moi qui ne peut pas m'empêcher de parler.
Il est parti, pas bien loin. Je suis allée le voir, lui expliquer que ça m'énervait qu'il se plaigne alors qu'il est mieux lotti que beaucoup. Il n'a rien dit. J'ai insisté. Il a dit : "je suis déçu". De moi? non, bien sûr de ne pas être pris en août! Pensez-vous! Il ne peut pas s'intéresser à quelque chose d'autre que lui! depuis qu'il est arrivé, il n'a parlé que de lui, ne m'a pas demandé comment ça allait, ce que j'avais fait... Quand j'ai essayé de lui montrer ce à quoi j'avais passé mon après-midi, il a à peine regarder. Alors que moi bien sûr il faut que je m'extasie devant les jantes qu'il a mis sur sa voiture!!!!!!
Super!!! Il a besoin de sous. Oui je comprends, tu dois payer l'appart, la bouffe, l'essence... Ah non dès qu'il a sa paye, il s'achète un aileron pour sa voiture!!!!
J'ai attendu assise sur ses genoux, je l'ai regardé droit dans les yeux, et j'ai attendu. Rien. Alors que ça faisait 5 minutes que je le caressais, il n'a pas bougé. Il ne m'a pas pris dans ses bras. Rien. A y réfléchir depuis qu'il arrivait j'étais toujours à l'origine de nos baisers. Je dois lui réclamer pour qu'il me prenne dans ses bras.
A chaque fois, que je m'emporte ou que je lui explique calmement que je suis lasse qu'il se plaigne tout le temps ou même sans que je dise rien après une dispute, il me répéte : "Je suis comme ça, je ne changerai pas. Je suis comme ça, on ne me changera pas.". Je ne veux pas le changer mais juste qu'il fasse attention à moi, qu'il fasse un effort. Jamais. A force je finirai par le prendre au mot.
"Vu que tu ne changes pas, que je ne peux pas te changer, que tu reste comme ça, il vaut mieux pour moi que je parte."
Tout va mal. A tel poinst que si on se séparait maintenant la seule chose qui me ferait peur c'est de me retrouver seule.
Mais bizarrement, je n'ai pas envie que ça se termine. En dehors de ça tout va bien, si je partais, je m'en sortirai mais je n'ai pas envie de partir. Qu'on se quitte comme ça, sur une dispute. Tout ça parce qu'il est fatigué et que je ne comprends pas.
Je lui ai posé un ultimatum : il a une semaine pour me contacter sinon je considère que c'est fini. Je ne lui demande rien de plus, juste de m'appeller. J'espère que ça le fasse réagir. Sinon tant pis, je ne sais pas encore : je m'accrocherais ou je m'en remettrais.
On verra.
Finalement
Finalement tout s'arrange : un stage, un job, une école pas très loin, ne manque plus que l'appart. Mon coeur a été pris à 1h de mon lieu d'étude. Alors on est heureux. J'ai trouvé du boulot et un stage par la même occasion pour cet été. Il ne me reste plus qu'à trouver un appart pour partir de cette chambre déprimante, pourquoi pas une colocation???
Finalement je sais pas. Je me demande ce qu'il va me tomber dessus. C'est bien la première fois depuis l'année dernière que tout va bien pour moi et pour lui.
Finalement je devrais en profiter et ne pas penser à mal. Sinon ça va forcément tomber!
Mitigée
Les plus : j'ai trouvé un stage et un boulot pour août et sans doute pour juillet. Les cours ça va, j'ai passé le plus dur. Chez moi, ça peut aller.
Les moins : Romain n'est pas pris en DUT l'année prochaine, on ne va donc pas emménager ensemble. Et pour l'instant, il va se retrouver à besançon à 5h de chez moi! Il a aussi pas l'intention de rentrer le week-end ni pour les vacances. Donc en gros je le verrai jamais.
Comment faire??? Les relations à distance c'est déjà dur quand il n'y a que 100km et 5jours qui nous séparent mais là ça va pas être possible!!! Je pourrais pas.
La fin approche... dans tous les sens du terme.
Pffff [long soupir]
Je croule sous le boulot : site d'arts plastiques, oeuvres postumes, programation du site Agora, rapport de projet, texte d'allemand, ds de maths, de réseau, soutenance d eprojet, d'algo, othello, base de données... Comment mener tout à bien quand les délais sont les mêmes???
A côté de cela, je dois trouver un appart, un boulot, un stage.
En plus Romain m'en veut car le WE je dois bosser hors quand je bosse pas, lui ne parle pas, ne veut rien faire. Super les moments de "détente".
Raz-le-bol générale, envie de tout plaquer, de partir loin, de tout, de tous.
Ils disent tous : "tu vas t'en sortir, on a confiance en toi". Ca ne m'est pas très utile.
Peur de décevoir, de ne pas réussir.
Je voudrais jsute nager, mettre la tête sous l'eau et tout oublier. A la place, je me noie dans le boulot.
Déprime de la rentrée
D'abord la masse de choses à faire toujours plus lourde à la rentrée, surtout quand on ne fait rien des vacances. Entre le projet qui tourne en rond, le jeu qui ne marche pas, la BDD qui reste toujours sur le papier, et ce site à rendre la semaine prochaine.
Le pire c'est de travailler en groupe et avoir pourtant l'impression de tout faire.
Plus jamais, vous ne m'y reprendrez, plus jamais je ne me mettrai avec des gens qui n'ont pas envie de travailler, qui veulent juste que ça se termine, avoir un petit 10 histoire d'assurer un minimum, qui ne s'investisse pas, qui ne veulent pas apprendre.
On n'est jamais mieux servi que par soi-même, seulement ce n'est pas le but du travail en équipe.
Ensuite la solitude, retrouver cette chambre vide, froide, silencieuse. Devoir attendre, le lendemain, la fin de la semaine, les vacances, la fin de l'année, pour enfin ne plus se sentir si seule. Si seulement j'étais sûre d'emménager avec lui l'année prochaine, mais même pas. Je vais devoir attendre la mi-juin pour enfin y croire pour de vrai, pour de bon.
Et enfin la peur : peur de ne pas trouver d'appart, peur de ne pas réussir mon année dans les premiers, peur de décevoir, peur de ne pas trouver de stage, de boulot, peur de passer encore un été à ne rien faire, à me morfondre chez moi, peur de ne pas assez profiter de la vie, peur de louper quelque chose par faute de temps ou d'argent, peur de ne pas avoir le temps, ...
Tout s'enchaîne toujours si vite à la rentrée, il faut attendre une ou deux semaines avant que tout reprenne son court normal. Et que la peur s'en aille.
Attendre. Toujours attendre.
Ennui
Je m'ennuie... et en plus je suis en vacances donc j'ai plein de temps à perdre.
Romain a trouvé du travail pour la semaine donc je ne le vois presque pas de la journée.
L'agence d'intérim ne m'a rien trouvé.
Je reste à la maison à l'attendre. Que pourrais-je faire de plus??? Je ne peux aller nulle part car je n'ai pas d'argent, plus rien du tout! Alors faire du shopping en sachant pertinemment que je ne peux rien dépenser c'est très dur.
Il ne fait pas beau en plus.
Je ne suis motivée pour rien.
Même mes conversations MSN ne durent pas plus de 5minutes, même avec mes meilleures amies.
Je m'ennuie... C'est horrible. Sortez moi de là!!!